Madame, Monsieur, Chers locataires,
Le torchon nauséabond excrémenté – c’est bien le mot - par les époux GUILLOTINS et leurs amis de l’Association « ENSEMBLE POUR AGIR » dans les boites aux lettres Villeruptiennes m’oblige à rétablir quelques vérités, sans entrer sur le tatami de la polémique politicarde où les GUILLOTIN voudraient nous entraîner : ils oublient que la campagne électorale est terminée depuis près d’un an, que les Villeruptiens ont clairement affiché leur préférence pour une équipe qui privilégie le souci du dialogue constructif, de l’explication et de la saine gestion, et ont rejeté massivement celle qui s’appuie uniquement sur la gesticulation et les attaques à la personne.
Les locataires de la SEMIV ont droit à plus d’égards, et je souhaite donc vous informer de l’exécution que nous avons effectuée, depuis notre arrivée à la direction de la SEM le 6 mai 2008, et toujours dans la transparence la plus totale, des suites de l’affaire dite « Carow », laquelle a été définitivement jugée par arrêt du 10 mai 2007 de la Cour de Cassation qui a condamné messieurs Carow, Reyman et Casoni à payer à la SEMIV les sommes suivantes à titre de dommages et intérêts :
- Monsieur Carow seul : 350 206.16€
- Messieurs Carow, Reyman et Casoni solidairement : 231 256.10€
A la suite de cet arrêt, et sous la Présidence de Madame WITWICKI, l’avocat de Monsieur Carow a transmis, par le biais de Maître JAQUET, avocat de la SEMIV, une proposition de solution transactionnelle, à hauteur de 250 000€00, pour solde de tout compte.
Cette proposition a été présentée par Madame WITWICKI au Conseil d’Administration du 18 septembre 2007, qui a relevé la crainte évoquée par notre avocat de voir M. Carow user de sa possibilité de faire appel au droit local mosellan pour organiser son insolvabilité, ce qui « limiterait considérablement tout espoir de remboursement acceptable »
Ce même Conseil d’Administration a par ailleurs été informé que selon la Chambre Régionale des Comptes, «il n’y aurait pas infraction de notre part à accepter un compromis avec M Carow, et que ce qui serait concédé à une partie, devrait l’être aux deux autres et dans les mêmes proportions. »
Néanmoins, la décision de ce Conseil d’Administration a été d’ « autorise(r) Madame la Présidente à poursuivre les négociations par l’intermédiaire de Maître JAQUET. Les conclusions définitivement arrêtées avec les parties adverses seront alors soumises aux actionnaires en Assemblée Générale Ordinaire pour approbation ».
A notre arrivée à la direction de la SEMIV, le 6 mai 2008, la négociation n’avait pas évolué, et, nous avons souhaité, avec la Vice Présidente Marie Thérèse CACIC, rencontrer Monsieur CORNET, expert comptable responsable du Cabinet CPA, qui suit les comptes de la SEMIV, Maître JAQUET afin qu’il nous explique toutes nos possibilités légales de recouvrer les sommes ci-dessus, et même Monsieur Carow pour essayer de le convaincre d’aller au-delà des 250 000€ proposés par son avocat .
Nous avons donc rencontré Monsieur CORNET le 26 mai 2008, et il nous a rassurés sur la bonne santé financière de la SEMIV : les sommes dues au titre de l’affaire Carow ont été provisionnées au bilan, et l’important programme de logements développé par Monsieur Casoni avant 1995 ( Château d’Aubrives, Résidences de l’Alzette, Salle des Fêtes de Micheville, Résidences Joseph Ferry et Résidences Molière) a permis à la SEMIV de digérer le problème de trésorerie découlant des malversations de Monsieur Carow, et même de dégager des excédents qui pourront être réinvestis dans des aménagements futurs.
M° Jaquet a quant à lui été rencontré une première fois le 15 mai 2008. Nous avons convenu qu’il recontacte l’avocat de Carow pour essayer de récupérer plus que les 250 000€ proposés, et nous-mêmes avons rencontré ce dernier le 12 juin 2008. De cette réunion, il est ressorti que Monsieur Carow ferait de nouvelles propositions à M° Jaquet par l’intermédiaire de son avocat.
Ces éléments ont été rapportés aux membres du Conseil d’Administration du 24 juin 2008.
L’été s’étant passé sans que rien ne bouge, nous avons à nouveau rencontré M° Jaquet le 19 septembre 2009, et avons convenu qu’il intervienne une dernière fois auprès de ses confrères, en leur fixant une date limite, après laquelle nous saisirions les huissiers.
Seule l’avocate de Monsieur Casoni a répondu, acceptant une négociation qui soit distinguée de celle menée avec Monsieur Carow relativement à la condamnation dont il a fait l’objet seul.
En conséquence, notre avocat nous a proposé par courrier du 20 novembre 2008, d’une part de demander à l’huissier d’intervenir à nouveau à l’encontre de M. Carow et de M. Reyman, et d’autre part d’entamer une négociation avec l’avocate de M Casoni, ce que j’ai accepté, après en avoir informé le Conseil d’Administration du 13/01/2009 qui a approuvé la démarche.
Par courrier du 2 février 2009, notre avocat nous a toutefois écrit qu’il avait enfin reçu un courrier de l’avocat de M Carow, qui propose une transaction amiable à 142 365€.
Dans un souci de fonctionnement démocratique et de transparence, et alors que la décision du Conseil d’Administration du 18/09/2007 m’autorisait à faire une proposition définitive à l’Assemblée Générale du 26 février 2009 sans en référer au Conseil d’Administration, j’ai quand même tenu à solliciter l’avis de mes collègues du Conseil D’administration par courrier du 4 février 2009, en leur précisant que face aux risques de mise en faillite personnelle de M Carow, déjà évoqués par notre avocat, et qui nous priveraient de tous recouvrement, j’étais pour ma part d’avis de « tenir plutôt que courir ».
Madame GUILLOTIN a bien entendu reçu ce courrier en sa qualité d’Administrateur, et, en même temps qu’elle me demandait un complément d’informations – ce qui est tout à fait normal - , un tract malveillant rédigé par l’association présidée par son colistier de mari et faisant référence à des informations contenues dans mon courrier et dans celui de notre avocat était distribué dans les boites aux lettres, tentant de relancer une polémique dont les Villeruptiennes et les Villeruptiens sont saturés, avec des attaques personnelles et un procès d’intention non fondé.
Outre qu’elle met en péril une démarche délicate visant à récupérer au mieux les sommes qui nous sont dues, cette façon de faire bafoue délibérément les principes de fonctionnement démocratique de notre SEM, mais cela n’étonnera personne : l’éthique n’a jamais été le souci premier des GUILLOTIN et avec ce couple là, nous savons que nous sommes partis pour un mandat de coups tordus et de manœuvres ordurières.
En tout état de cause, je peux vous assurer que dans le cadre de mes fonctions de Président de la SEMIV, je mettrai tout en œuvre pour que les intérêts de la société soient préservés, sans me laisser impressionner par ces tentatives de déstabilisation, et en poursuivant avec sérénité la mission confiée au Président de la SEMIV par le Conseil d’Administration.
Recevez, Madame, Monsieur, Chers locataires, mes salutations les plus cordiales.
A Villerupt, le 25 février 2009,
Pour la S.E.M.I.V.
Le Président du Conseil d'Administration
Richard CASINELLI
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